Ce que l’écriture d’un manuscrit m’a appris

À l’automne dernier, je vous annonçais que  j’étais en processus d’écriture d’un livre. Beaucoup d’encre a coulé; une expression étrange à l’ère du tout numérique. 

Depuis, j’ai réalisé plus de 30 entretiens, deux résidences d’écriture (à La Baie 👋 Marika et à Rouyn-Noranda 👋 Rosalie), lu plusieurs livres et recherches sur le thème du travail et, finalement, livré un manuscrit dans le rush dans les dernières semaines… et accumulé quelques apprentissages que j’avais envie de partager avec vous.

1. L’écriture d’un livre n’est pas compatible avec la vie quotidienne

J’avais tout planifié. Ceux qui me connaissent bien savent que je suis une PRO en planification. Le calendrier de rédaction, les résidences, les entretiens bien ficelés. Et pourtant, le feu roulant de mon travail d’accompagnement a eu raison de mes meilleures intentions. Trouver un équilibre entre mon travail, mon rôle de proche aidant et l’écriture d’un livre s’avère incompatible. Passer du mode des réunions virtuelles et des rencontres de collaboration à celui de la concentration nécessaire pour l’écriture ne dépend pas seulement de ma volonté. 

J’ai complètement raté mon coup, mais j’ai quand même réussi à remettre le manuscrit le 14 mai dernier. J’ai traversé une période intense, mais j’ai livré ma V.1.

Honnêtement, j’appréhende un peu la V.2 que je dois livrer à la fin de l’été.

2. Un livre, ça ne s’écrit pas seul

Dès le départ, j’ai voulu que ce livre soit le plus collaboratif possible. Difficile de faire autrement quand on écrit sur le travail d’équipe.

Mais la collaboration la plus inattendue est venue d’une rencontre au cœur d’un moment de doute. Il y avait une page que je ne pouvais tout simplement pas écrire, pas parce que je manquais d’idées, mais parce que le sujet dépassait mes compétences. Jenica est experte en intervention psychosociale (et bien plus encore) et elle m’a apporté du renfort. On ne peut pas écrire sur le travail sans aborder la question du bien-être en milieu professionnel, et, pour cette partie, j’avais besoin d’elle.

À ce stade, j’ignore comment mon éditrice va recevoir cette proposition. Histoire à suivre !

3. Ce n’est pas n’importe qui qui peut clore un livre 😉

Au départ, je cherchais quelqu’un pour écrire une préface, et une seule personne me venait en tête. Catherine Mathys est spécialiste en prospective chez La Société des demains. Grâce à elle, j’utilise maintenant le pluriel « futures ».

Ainsi, Catherine va rédiger une postface pour explorer les futures du travail. 

C’est une grande marque de confiance.  

4. Les gens sont curieux

Quand j’ai lancé l’appel à tous au début de la démarche, la réception m’a surprise. Ça m’a donné des ailes.  

Ensuite, les échanges sur Messenger et les messages directs sur Instagram se sont prolongés pendant de nombreux mois… Honnêtement, j’ai trouvé ça stressant. J’ai alors commencé à comprendre sa véritable nature : des gestes d’empathie, des preuves d’intérêt profond et surtout une grande curiosité à l’égard du processus. La FAQ sur Instagram a transformé le flux de questions en véritables échanges.  

Je dois répéter cette expérience; c’est trop sympathique. Votre curiosité est ma nouvelle source de motivation.

5. Lire TISSER — Angles neufs sur l’éducation, c’est comme écouter sa grande sœur.

Page couverture du livre TISSER — Angles neufs sur l'éducation

TISSER — Angles neufs sur l’éducation, de Martine Rioux, est le premier titre de la collection PourSuivre chez Septembre Éditeur. J’ai commencé à le lire après avoir déposé mon manuscrit. J’ai réalisé que cette lecture me nourrissait, me stimulait et m’enrichissait. J’ai déjà le goût de tout revoir, mais je dois attendre les commentaires de mon éditrice avant de me lancer. 

Je recommande cette lecture à tou·te·s, il n’agit pas d’un livre que pour les parents, les enseignant·e·s  et les acteur·trice·s du monde de l’Éducation. Il permet de comprendre le système éducatif et ouvrir des pistes pour mieux reconnaître les apprentissages tout au long de la vie.  Vous pouvez acheter ce livre chez votre libraire préféré.

Et maintenant, voici REMIXER

Cela fait maintenant plusieurs semaines que c’est officiel, mais j’ai dû prendre du recul avant de l’annoncer, de le discuter et de vous laisser vos réactions.

Remixer — Angles neufs sur le travail, publié chez Septembre Éditeur dans la collection PourSuivre, postface signé par Catherine Mathys.

Page couverture du livre Remixer — Angles neufs sur le travail,

Remixer — Angles neufs sur le travail, publié chez Septembre Éditeur.

Pourquoi ce titre? Remixer, c’est prendre les pratiques, les processus et les compétences qui existent déjà, pour les combiner, les adapter, les transformer et créer quelque chose de nouveau qui apporte de la valeur. À l’instar de l’œuvre L.H.O.O.Q. de Marcel Duchamp, qui réinventait la Joconde, ou d’un remix musical, je propose de remixer nos méthodes de travail au sein de nos organisations. Le remix ne se fait pas seul : il s’agit d’une démarche collective pour repenser ce qu’on fait ensemble.

J’entame la version 2 dès le début du mois de juillet. La suite très bientôt.

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À PROPOS de Remixer — Angles neufs sur le travail

Le travail occupe une place centrale dans nos vies. Bousculé par le télétravail, le travail hybride et le décalage entre les changements technologiques et le rythme réel des organisations, le monde du travail reste cependant déconnecté de ce qui lui donne du sens : la mission, les besoins réels, la cohérence des décisions. 

Remixer pose un regard lucide sur le travail tel qu’il se vit aujourd’hui et invite à remettre en question ce qui freine notre capacité d’agir ensemble. À travers des récits de terrain, des rencontres et des exemples concrets, cet essai met en lumière la collaboration comme levier central de la transformation organisationnelle, en explorant les valeurs, les postures et les conditions qui permettent aux équipes de vraiment travailler ensemble. 

En explorant des angles neufs, Remixer propose des outils concrets pour repenser la collaboration au sein de vos équipes et de vos organisations. Il encourage à tirer parti de ce qui existe déjà, à l’adapter, à le transformer et à créer du sens collectivement. Parce que travailler autrement, c’est d’abord cultiver, pas à pas, sa capacité à collaborer. Êtes-vous prêt·e à remixer votre organisation? 

Photo de la facilitatrice en transformation, Annie Chénier. Entreprise Cpour.caÀ propos de l’autrice 

Annie Chénier œuvre depuis quinze ans à la croisée de la transformation numérique et du développement de communautés de pratique. Forte d’une solide expérience comme gestionnaire et de sa pratique de facilitatrice à travers Cpour.ca, elle accompagne des équipes et des organisations dans l’évolution de leurs pratiques collaboratives. 

Remixer est l’aboutissement d’une longue réflexion de terrain, nourrie par une trentaine de rencontres avec des gestionnaires, des employé·e·s et des spécialistes de divers horizons. Un livre né collectivement, à l’image des pratiques collaboratives

Post by sariha

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